Versement PEEC : La réglementation
Sont assujetties à la Participation des Employeurs à l'Effort de Construction (PEEC),
les entreprises du secteur privé non agricole d'au moins 20 salariés.En effet, l'ordonnance n° 2005-895 du 2 août 2005 a relevé de 10 à 20 salariés le seuil de prélèvement obligatoire au titre de la PEEC à partir de 2006.
L'assujettissement des employeurs à l'effort de construction repose sur deux critères :Le secteur d'activité :L'article L.313.1 du Code de la Construction et de l'Habitation dispose que les employeurs qui ne sont pas assujettis à la participation sont :
- l'Etat, les collectivités locales et leurs établissements publics administratifs,
- les employeurs relevant du régime agricole au regard des lois sur la sécurité sociale.
L'effectif :Les employeurs sont assujettis à la PEEC dès lors qu'ils ont occupé
un nombre mensuel moyen de salariés au moins égal à 20 pendant l'année civile écoulée.
Franchissement de 20 salariésLes entreprises dont l'effectif atteint ou dépasse le seuil de vingt (20) salariés pendant l'année bénéficient durant 6 ans, de modalités spécifiques prévues à l'article L. 313-1 du Code de la Construction et de l'Habitation :
- Dispense de versement les trois premières années,
- Réduction dégressive les trois années suivantes (de 75%, 50% et 25%).
Les entreprises ayant dépassé l'effectif de vingt salariés avant le 1er septembre 2005 et qui, en 2005, bénéficient d'une dispense ou d'une réduction du montant de leur participation continuent à bénéficier de cette dispense ou de cette réduction dans les conditions antérieures.
Toutefois, les dispositions d'allègement transitoire prévues à l'article L. 313-1 du Code de la Constrution et de l'Habitation ne s'appliquent pas :
- Aux entreprises dont les effectifs moyens mensuels sont, dès la première année de création, supérieurs à vingt (20) salariés,
- Lorsque l'accroissement de l'effectif résulte de la reprise ou de l'absorption d'une entreprise ayant employé vingt (20) salariés ou plus au cours de l'une des trois années précédentes.
Forme des versementsLes versements effectués par les employeurs peuvent être faits (CCH, R. 313-23, 1er alinéa) :
- Soit à titre de prêts sans intérêts
- Soit à titre de subvention
- Soit en vue d'être affectés par l'organisme collecteur à la souscription, pour le compte de l'employeur, de parts ou d'actions de sociétés immobilières.
Sous certaines conditions, les acquisitions de parts ou d'actions peuvent être assimilées à des souscriptions de titres.
Date du versement
Toutes les entreprises assujetties à la participation à l'effort de construction doivent investir, avant le 31 décembre (que leur exercice coïncide ou non avec l'année civile), une somme égale à 0,45% du montant des salaires versés par elles du 1er janvier au 31 décembre de l'année précédente.
Le délai d'investissement expire dans tous les cas le 31 décembre de l'année suivant celle du paiement des salaires.
Base de l'investissement de 0,45%
L'assiette de la participation construction est identique à celle des cotisations de sécurité sociale du régime général sous réserve des exonérations de participation expressément prévues par les textes pour certaines rémunérations (par exemple, rémunérations versées aux titulaires de contrats emploi solidarité et emploi consolidé) (C. trav. art L.322-4-13 et L.322-4-8-I-II).
Conséquences fiscales des versements
Les fonds versés en subvention au titre des 8/9ème sont déductibles du résultat imposable si elles sont conformes à la réglementation de la participation-construction.
Les fonds versés en prêts aux organismes collecteurs et les souscriptions de titres n'entraînent pas de diminution de l'actif net et ne peuvent donc donner lieu à une déduction pour la détermination du bénéfice imposable.
Les organismes collecteurs délivrent aux employeurs des reçus libératoires que ces derniers doivent conserver.
Ils peuvent en effet leur être demandés comme pièces justificatives en cas de contrôle des investissements par les agents du ministère chargé de la construction et de l'habitation.